04/09/2008

Le miroir aux alouettes

 

Quand les finances de l'état sont bonnes c'est grâce à l'action vigilante du gouvernement, quand elles sont dans le rouge c'est la faute à la conjoncture. En fait c'est exactement l'inverse qui se passe et dans un futur proche, genre l'année prochaine, les résultats de cette année seront là pour le prouver. Forts des bons résultats de l'année passée on nous annonce une baisse d'impôts de 10% pour les classes moyennes... Définition moderne des classe moyennes : personnes en emploi qui touchent un plus que le salaire minimum. Cette baisse d'impôts est une fausse bonne nouvelle car il est probable qu'elle sera activée au moment précis ou la crise financière mondiale que nous vivons aujourd'hui se répercutera en Suisse. Or nous savons que Genève est particulièrement sensible aux mouvements financiers. Nous nous retrouverons donc en 2010 dans une conjoncture basse avec une baisse d'impôts qui aura pour conséquences de nouvelles difficultés pour l'Etat à remplir ses diverses missions. Quelle sera la classe qui va le plus sentir ces fluctuations ?... La classe moyenne basse et les personnes qui bénéficient le plus des prestations de l'Etat à savoir les citoyens les plus modestes. Une réussite d'anticipation sociale et solidaire...

mais tout le monde s'en fout, les élections seront passées et l'effet d'annonce de cette baisse d'impôts aura permis aux mêmes de se maintenir au pouvoir 4 ans encore. Point n'est besoin d'être grand clerc pour savoir que certains partis s'opposeront à cette baisse d'impôts et qu'ils seront comme d'hab qualifiés de rétrogrades et étatistes à la solde de Caracas. Les partis populistes feront le plein avec ceux qui n'auront bénéficié ni de la haute, ni de la basse conjoncture et qui se retrouverons en grande difficulté parce que notre gouvernement n'est ni de gauche, ni de droite mais tout simplement démago.


Rita Cadillac

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