31/10/2009

Moi, Jean S., enfant sans Défense

J'ai des amis fidèles qui de temps à autre m'envoient un message celui ci est l'oeuvre de Viktor Dedaj, qu'il soit béni d'exister car il est de ceux qui sont capables de me faire rire même au fond d'une déprime.

 

 

 

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25/10/2009

... j'ai des humains !

Deux planètes se rencontre dans le cosmos :

  • ça va toi ?
  • bof !
  • Qu'est ce que t'as ?
  • J'ai des humains !
  • je sais ça gratte un peu mais t'inquiète ça passe vite ....

Notre planète ne court aucun danger, elle nous survivra. Mais notre espèce serait en danger ce qui n'est de loin pas la même chose. Si l'on considère l'évolution l'unique espèce qui a intérêt à voir l'humanité survivre c'est elle même et comme il semble que le suicide collectif soit à l'ordre du jour je ne vois pas très bien ce que le fait de trier mes déchets va changer. Bref !

Cette fin de semaine je suis allée faire mes course et comme il me manquait une ampoule j'ai acheté une ampoule longue durée (garantie 8 ans :-0)). toute fière de participer enfin à l'effort écolo j'ai retirer de la lampe l'ancienne ampoule et l'ai remplacée par la nouvelle increvable... Ils sont dingues ces écolos ! Lumière verdâtre et froide on se croirait dans un hôpital ou pire dans une série télé allemande. Les néons ont une lumière plus chaude !

La dictature des boyscouts me fait peur, à la recherche d'une pureté et d'un paradis mythiques ils nous entrainent vers un monde que je ne veux pas voir car tout devra y être fonctionnel, pas de gaspi, pas de plaisir juste ce qu'il faut pour se reproduire et produire... Beurkk !!! Je comprend mieux qu'ils soient si près des libéraux protestants. Pour que je les suive il faudra pourtant qu'ils m'expliquent comment faire des livres sans papier, de la peinture sans couleur, écouter de la musique sans électrac et manger une salade fruits en hiver quand il fait froid, j'ai déjà essayé la salade de coings mais c'est pas terrible !

Conclusion, oui l'humanité court un grand danger.... Celui de la dictature des « peines à jouir » mais ce n'est ni la première ni la dernière fois... enfin j'espère !

 

 

 

 

 

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13/10/2009

Quelques nouvelles de l'Association «du fromage blanc et du caramel mou des Eaux vives»

 

Dimanche après midi entre deux décis de blanc et une partie de jass, toute l'Association du «fromage blanc et du caramel mou des Eaux vives» était réunie et tendue. Depuis midi tout le monde était venu assister aux résultats des élections sur le grand écran plat du café de « l'Amitié et du sabre réunis ». Certains étaient affalés au comptoir regardaient le fond de leur verre en espérant que le miracle de la multiplication des décis aurait lieu ce jour là. D'autres installés autour de la table à fondue jouaient aux cartes sans un mot sans un regard sauf de temps en temps vers la télé comme si cela devait accélérer le temps. L'angoisse.

Ils ont regardé le Chancelier débiter les premiers pourcentages comme s'agissait des résultats de la loterie : religieusement. Depuis personne n'a décuité. C'est la victoire de leur chouchou dit la Stauf, leur père à tous, la voix du peuple d'en bas. Robert le patron a payé tellement de tournées que sa femme a fini par le virer à grands coups pieds dans les fesses en hurlant «c'est bien gentil tes salades politiques, mais c'est pas Stauffer qui payera tes factures !»...J'aime bien Denise.

A les entendre dorénavant plus de rhumatismes, plus d'impôts, plus de fins de mois difficiles, plus de rages de dents mais surtout plus de frontaliers, enfin leurs gosses toxicos pourront trouver du travail et il aura des places pour se garer devant le bistrots. Le paradis sur terre enfin presque...

Ce matin au café toute l'association s'est retrouvée pour faire le point comme dit le président Pierrot. Chacun avait son tee shirt du dimanche et attendait d'être servi. Après un long moment tout le monde s'impatiente «ça vient ce café ou bien ?» Denise sort de sa cuisine en vrac et de méchante humeur. « tu te calmes Kevin ! J'ai plus de garçon il rendu son tablier hier soir.». Stupéfaction dans l'association. Que c'est-il passé ? Il est là depuis au moins 15 ans, c'est à lui qu'on confie les clés de l'appart, qui prend le courrier dans boites aux lettres pendant les vacances, qui nous écoute quand «Elle»  fait sa crise etc... ??? Denise revient à la table avec les cafés et leur jette : «Il en a eu marre d'entendre toutes vos conneries sur les frontaliers alors il est rentré chez lui à Annemasse. Mais vous inquiétez pas j'ai un nouveau garçon c'est un suisse allemand . Y faudra être patients pasqu'i' parle pas très bien le français...»

Ce matin aussi en entrant dans mon bistrot favori pas un bruit, pas une invective contre les politiques, j'ai trouvé que tout le monde faisait la gueule et je demande qui on enterre ? On m'a répondu « Palu, le garçon, il donné son sac !» «Pourquoi ?» Pierrot hargneux me répond « j'en sais rien moi ! Je croyais qu'on était tous du même bord, c'est un français d'accord, mais il est front national il aurait dû comprendre quand même !»

Comprendre quoi ?

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06/10/2009

Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus et tant aimés ?


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Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus et tant aimés ?

Que sont mes amis devenus

Que j'avais de si près tenus et tant aimés ?

 

Pas besoin d'être grand clerc pour prévoir que la dernière semaine de campagne serait meurtrière et que nos «amis» politiques se déchaineraient contre la liste n°8. Bingo ! Ils sont tellement prévisibles que c'est navrant. Le XIXe siècle est terminé et les organisations partisanes qui en sont issues ne correspondent plus au fonctionnement contemporain qui demande plus de transversalité dans l'information et moins d'autorité de la part de ceux qui s'intitulent eux mêmes les responsables de partis. Trop de hiérarchies et pas assez de questionnements sur les rapports de domination en leur propre sein font des organisations de gauche des outils de lutte obsolètes et pesants.

 

Le temps est passé ou l'on pouvait imaginer qu'un changement brusque et radical permettrait une meilleure redistribution des cartes. Les résultats des différentes révolutions du XX ème siècle ont montré les limites de l'exercice et aujourd'hui c'est plus à la lutte des places qu'à la lute des classes à laquelle nous assistons dans les partis de gauche. De même la composition sociologique de ces groupes n'est en rien représentative de ce qu'ils annoncent. Avec quelques étudiants en mal d'humanités qui font leurs classes avant d'intégrer les partis traditionnels, dans ces partis ce sont les fonctionnaires et les professions libérales qui tiennent le haut du pavé et ce ne sont pas les pirouettes des quelques intellos sur le retour qui changera la vie d'une population désorientée qui n'a plus de lien avec ceux qui prétendent la représenter.

 

La crise n'a pas encore déployé tous ses effets et la périphérie de Genève se transforme petit à petit en un immense réservoir de désespérance aussi est-il plus urgent d'intervenir sur le vécu réel de cette population que de savoir si un tel est dans la ligne politique du parti ou si tel autre à le vent de l' Histoire qui lui souffle dans le cul. Le pouvoir d'achat, des assurances prohibitives, l'emploi, le logement sont les véritables préoccupations de chacun et les discours théoriques, s'ils sont importants, ne remplaceront jamais la pratique politique sur le terrain. Ce terrain est aujourd'hui abandonné au profit d'actions spectaculaires au centre ville qui servent le pouvoir en lui permettant d'arguer qu'il est démocratique.

 

En cette période de fascisme de basse intensité où l'on voit se multiplier les signes d'un autoritarisme anti-social inquiétant il eut été politiquement plus raisonnable de faire l'union. Ces partis ont pensé qu'ils pouvaient éjecter les groupes qui n'ont pas le même fonctionnement qu'eux au risque de voir effacer de la carte politique ceux qui luttent afin que la population la plus précaire ne soit pas la victime expiatoire d'un système qui a failli. C'est faire preuve de bien peu de maturité politique et cette division par eux instaurée au nom d'une pureté idéologique d'un autre âge, est politiquement une trahison à l'égard de ceux qu'ils prétendent défendre.

 

 

Salika Wenger

www.liste8.org

 

 

 

 

 

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