19/11/2009

L’islamophobie, l’arme des islamistes contre la laïcité

L’islamophobie, l’arme des islamistes contre la laïcité. Un néologisme vient de tailler sa place de façon fracassante sur notre scène politique : « islamophobie ». Ce mot, proche acoustiquement de « xénophobie », est autant destiné à faire peur - en évoquant subliminalement la haine, les persécutions, les discriminations - qu’à culpabiliser.


Quelques uns voudraient le voir devenir synonyme de « racisme » et symétrique d’« antisémitisme », deux monstres qui ne dorment que d’un œil. Son usage, pourtant, est-il bien adéquat à la double exigence républicaine : sauvegarder la laïcité et combattre le racisme ? N’engendre-t-il pas des amalgames aux résultats ruineux pour la République, ses valeurs et son héritage ?

 

Une enquête (conduite par Caroline Fourest et Fiammetta Venner dans leur livre) sur ses origines et son histoire réserve des surprises, donnant à voir les intentions de ses concepteurs.

Il n’est pas innocent que le vocable d’« islamophobie » ait été forgé initialement (dans les années 1970) par des islamistes radicaux s’attaquant aux féministes.

La guerre contre les femmes est le berceau de ce terme ; ainsi, Kate Millet, célèbre militante du mouvement de l’émancipation féminine, fut violemment insultée puis traitée d’islamophobe pour avoir incité les iraniennes au refus de porter le voile.

C’est à nouveau autour de la question de l’apartheid des femmes - foulard à l’école, dans des institutions, dans la rue, autoségrégation dans des piscines - que se concentre la crispation, et que l’accusation d’islamophobie menace quiconque s’élève contre la tentative d’officialisation de cet apartheid.

Dans les années 1990, le terme d’« islamophobie » a été diffusé plus largement par les islamistes londoniens dans le cadre des campagnes anti-Rushdie. L’écrivain et les défenseurs de la liberté de penser et de publier se trouvaient accusés du crime d’islamophobie tout en étant menacés de mort.

Le concept d’« islamophobie » est originairement une arme forgée par les islamistes dans le but d’imposer leur vision totalitaire du monde. Il plonge ses racines dans le plus sordide obscurantisme.

Au départ « islamophobie » était donc un mot de combat - et chacun se souvient de la formule du poète révolutionnaire Maïakovski, « les mots sont des balles » !

En le réutilisant naïvement, de sincères amis de la liberté se placent sur le terrain de ses adversaires.

Peut-on, comme le souhaitent les islamistes, identifier l’islamophobie avec un racisme et l’équivaloir avec l’antisémitisme ?

L’amalgame entre l’islamophobie et le racisme est destiné à se retourner contre toute critique de la religion, si importante dans notre culture depuis Bayle et Voltaire, si importante aussi dans l’élaboration de l’idée républicaine.

Est-il raciste de refuser les exactions qui se pratiquent, de la Mauritanie jusqu’au Pakistan, au nom de l’Islam ? De refuser la charia, les lapidations, les mutilations, l’esclavage (encore vivace dans des sociétés musulmanes), la criminalisation de l’homosexualité, le statut inférieur des femmes, etc. ?

Est-il raciste de rappeler que dans aucun pays musulman les droits de l’homme ne sont à l’honneur, pas plus d’ailleurs que la démocratie ?

Est-il raciste d’estimer que des centaines de millions d’êtres humains vivent quotidiennement sous le joug imposé par cette religion ?

Est-il raciste de s ’inquiéter des exigences dans notre société d’une religion qui a aussi peu fait la preuve de sa capacité à intérioriser les valeurs issues des Lumières ?

Est-il raciste de se poser la question : un Islam à visage humain est-il possible, comme on se demandait naguère si un socialisme à visage humain est possible ?

Si le racisme (par exemple : l’arabophobie) est absolument condamnable, le combat contre les empiétements du religieux sur la vie civique, combat dont sont issues les valeurs républicaines, ne l’est aucunement. L’Islam est une religion - un ensemble d’idées, de mythes, de superstitions et de rites - pas une « race » (si ce mot a un sens) ni une ethnie.

Il existe des musulmans de tous les types humains ; cette religion, semblablement au christianisme, vise l’universalité. Etant une religion, l’Islam est aussi une idéologie, comme le communisme et le libéralisme.

Doit-on condamner l’antilibéralisme ou l’anticommunisme, le refus de leurs idéologies et de l’organisation du monde qu’elles impliquent, comme s’il s’agissait de racisme ?

L’attitude accusée d’ islamophobie n’est pas du racisme dans la mesure où, loin d’être la haine de tel ou tel peuple, elle est le refus véhément de ce que certains prêchent et veulent imposer au nom de l’Islam.

Elle est le refus des aspects archaïques et incompatibles avec les valeurs républicaines que véhicule une certaine interprétation de l’Islam.

L’antisémistisme, pour sa part, ne stigmatise pas une religion, mais un peuple. Or, il n’y a pas un peuple musulman comme il y a un peuple juif ; par suite, la mise en parallèle de l’islamophobie et l’antisémitisme est abusive.

L’Islam est un attribut accidentel, applicable - du fait de sa nature prosélyte - à tout être humain, quelle que soit son ethnie et sa couleur de peau. Au contraire, Juif ne désigne qu’un seul peuple, à cause de son non-prosélytisme. Loin d’être le simple combat contre une religion, l’antisémitisme est la haine immotivée et inextinguible d’un certain peuple, le peuple juif.

Les Juifs pourraient bien être athées, changer de religion, que l’antisémitisme persisterait. S’il existe des Juifs athées (parce que le mot « juif » énonce l’appartenance à un peuple, quelles que soient les idées de ceux qui sont ainsi indexés), la locution « musulman athée » s’avère absurde (parce qu’être musulman signifie adhérer à une croyance).

Les islamistes voient dans la bataille du vocabulaire un enjeu d’importance. Le terme d’islamophobie cache le piège tendu aux institutions laïques par les intégristes musulmans pour empêcher la critique de la religion tout en soumettant des segments de l’existence sociale (spécialement celle des femmes) à une emprise totalitaire.

Perdre la bataille sémantique, en réutilisant le vocabulaire mis en circulation par les islamistes comme s’il allait de soi, est désastreux.

Le mot « islamophobie » rabat à faux-titres la défense de la liberté et de la laïcité sur l’intolérance et sur la haine. Il réussit à contraindre les valeurs républicaines à demeurer sur la défensive : ce sont elles désormais qui, mises en difficulté par la sophistique d’un tour de passe-passe lexical, se voient accusées d’intolérance et d’intégrisme.

La prestidigitation de ce mot consiste à renverser la réalité en plaçant l’obscurantisme en position de victime et la laïcité d’agresseur. La laïcité doit maintenir le mot « islamophobie » hors du cercle des débats, tout en pourchassant le racisme, en particulier l’arabophobie.

Robert Redeker, 2003

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Commentaires

Rita,

J'avoue avoir parfois de la peine à vous suivre, et je commençais à me demander, en lisant certains de vos commentaires, si vous n'alliez pas fonder une section suisse des "Blédardes", ou des "Indigènes de la République", et voilà que soudain vous citez ce pauvre Redecker...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 19/11/2009

J'ai toujours les moyens de vous surprendre !
amitiés

Écrit par : Rita Cadillac | 19/11/2009

-Quand j’utilise un mot, dit Humpty Dumpty sur un ton plutôt méprisant, il signifie exactement ce que je choisis de lui faire dire – ni plus, ni moins.
-La question, répondit Alice, est de savoir si vous pouvez lui faire dire autant de choses différentes.
-La question est de savoir qui est le maître, dit Humpty Dumpty, c’est tout.

LEWIS CARROLL, Through the Looking Glass

Écrit par : Azrael | 19/11/2009

Chère Rita, merci pour le besogneux que je suis de bien vouloir ne pas abuser des lettres capitales, sinon je ne pourrais pas citer vote propos dans la revue des blogs de la Tribune. Au plaisir de vous lire un peu plus fréquemment.

Écrit par : JF Mabut | 19/11/2009

Au XIXe siècle, les «sionistes» de l'Europe ont créé le terme «antisémitisme», le monde à cette époque ne dit pas que ce néologisme a ((vient de tailler sa place de façon fracassante sur notre scène politique)) contre tout ce qui a à voir avec «la civilisation islamique », présenté plus tôt par l'Etat Ottoman en Turquie!

Écrit par : Hassen | 19/11/2009

C.Q.F.D.

Écrit par : Mère | 19/11/2009

Je vote en faveur de l'initiative contre les minarets pour les raisons suivantes:

- Les minarets ne sont pas nécessaires pour la liberté du culte. La mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, 3ème lieu saint de l'Islam, n'a pas de minaret, et pourtant on y prie.

- Les musulmans bénéficient d'une totale liberté de culte en Suisse contrairement aux chrétiens dans certains pays musulmans. L'interdiction des minarets ne viole pas la liberté religieuse.

- Les minarets servent à lancer l'appel à la prière. Une fois construits, il est impossible d'empêcher leur utilisation, comme le démontrent des cas en Allemagne où pourtant les musulmans avaient promis de ne pas les utiliser. La constitution garantit le droit de prier... et pas de crier.

- Si l'initiative contre les minarets échoue, les musulmans auront le vent en poupe et multiplieront leurs revendications. L'Arabie saoudite, qui ne respecte aucun droit au culte non-musulman sur son territoire, se fera un malin plaisir à construire des minarets partout. Il y aura des oppositions à ne plus finir et cela envenimera les relations entre les communautés. Le minaret de Wangen a eu 70 recours et quatre ans de procédure. Qui paie ces recours? Comble de provocation, les musulmans ont installé le drapeau des loups gris devant la mosquée (emblème de l'extrême droite turque responsables d'attentats terroristes).

Pour plus de développement, voir ma position dans mon site www.sami-aldeeb.com
- en français: http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=404
- en allemand: http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=413
- en italien: http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=407

Écrit par : Sami Aldeeb | 20/11/2009

Et que font les musulmans dits modérés pour ôter le drapeau des loups gris devant la mosquée?
Ont-ils peur des représailles? Sont-ils conscients de la provocation? Ou ne se sentent-ils pas concernés? dans le dernier cas, c'est grave, car ils pourraient montrer leur bonne volonté à s'adapter à leur pays d'accueil au lieu de fermer les yeux!

Écrit par : oceane | 20/11/2009

La propagande islamiste est tenue en Europe principalement par des représentants issus de la propagande tenue par les Frères musulmans d' Egypte, par les GIA au Maroc et le FIS en Algérie et par le soutien financier saoudien pour infiltrer avec un discours dits modérés et rassurant en Europe mais sur le terrain, ce n'est pas le cas car les revendications se font de plus en plus étroites sous couvert de liberté de pensée, de culte, des droits de l'homme et d'égalité que l'Europe prône comme une pensée unique. Nous sommes piégés car nous ne pouvons nous contredire. Les musulmans sont multiples et chaque pays lit le Coran différemment et surtout ont des habitudes diverses. Mais seuls les représentants cités ci-dessus prennent toujours la parole. Nous devons offrir aux populations migrantes musulmanes de bonnes conditions de prière dans des lieux indépendants de toute pensée hégémonique étrangère, avec des immans formés, intégrés et parlant la langue nationale pour un islam européen, conforme à nos lois et tolérant.

Écrit par : demain | 20/11/2009

@Sami Aldeeb

Ca va faire les copier-coller !

Cela doit faire plus de 1000 fois que vous nous infligez votre même laïus. A chaque fois qu’il y a une discussion qui part sur les minarets, hop voilà Sami Aldeep qui nous explique pourquoi il va voter oui.
Je crois qu’on a compris. Je veux bien que vous soyez très fier de votre prose, mais bon ça va là... !!

Écrit par : Vincent | 20/11/2009

Miss Wenger vous n'avez pas honte de la ramener après avoir fait perdre les élections à la gauche genevoise.

Quant à la Fourest qu'elle continue à compter les lentilles avec Fiammetta Venner et ne ramène plus sa fraise alors qu'elle devenue la risée depuis son dernier face-à-face avec le sieur Ramadan,

Écrit par : Hypolithe | 20/11/2009

Pourquoi Sami Aldeeb renoncerait-il à publier son texte in extenso plusieurs fois en réponse à des interlocuteurs multiples qui répètent toujours la même chose, mêms si c'est sous des formes différents. Il s'évite ainsi d'être réduit au silence par simple fatigue, car il a probablement autre chose à faire aussi. Tout le monde ne veut ou ne peut pas nécessairement consacrer toute sa vie et tout son temps à la prédication et à la défense et à la propagation de ses convictions religieuses, comme le font les frères Ramadan.
P. S. Je ne connais pas personnellement le Dr Aldeeb, mais je sais ce qu'il en coûte en temps et en énergie de devoir développer la même argumentation pour l'essentiel à des intervenants infatigables, multiples et de plus souvent nouveaux sur ces blogs.

Écrit par : Mère | 20/11/2009

@ Hypolithe
La liberté d'expression est garantie par la Constitution suisse, dans les limites définies par le droit et la jurisprudence. Mme Wenger bénéficie de cette liberté, exactement comme vous-mêmes.

Écrit par : Mère | 20/11/2009

Mère
Tout le monde sait lire, on n'a pas besoin d'un(e) traducteur(trice) du même camp!

Écrit par : Hassen | 20/11/2009

Moi je propose le terme islamophobophobie ou d'islamophobophobe.

"il n’y a pas un peuple musulman comme il y a un peuple juif"

Il n'y a ni peuple musulman, ni peuple chrétien, ni peuple juif. Ce sont trois religions, et chacun-e est libre d'y entrer ou d'en sortir (enfin pas pour les musulmans, du moins ouvertement). Aucune religion ne définit une race et donc un peuple. L'immense majorité des juifs actuels ne sont pas des sémites.


"Juif ne désigne qu’un seul peuple, à cause de son non-prosélytisme."

Totale ignorance que le non prosélytisme des juifs a été imposé par certains empereurs chrétiens sous peine de mort. Auparavant le prosélytisme était omniprésent, comme le montre les conversions jusqu'au sein de la famille de l'empereur (Flavius Clemens pour n'en citer qu'un). Ce qui n'a nullement empêché les conversions massives de peuples qui n'étaient pas sous le joug du christianisme (Arabes, Berbères, Khazars, Ethiopiens, etc.).

J'aimerais bien qu'on vienne nous expliquer que les Juifs noirs sont des sémites...

L'unité anthropologique du "peuple juif" est un mythe.

Écrit par : Johann | 20/11/2009

@Johann,

Entièrement d'accord avec vous sur ces points précis, mais le texte de Redeker a l'avantage de questionner les mots et comme en ce moment j'ai la désagréable impression de voir revenir tous les calotins du monde je me suis dis que ce texte provoquerait sans doute des réflexions et/ou des réactions.

Écrit par : Rita Cadillac | 20/11/2009

@Hassen
Mes deux interventions sont des réponses aux deux qui les précèdent, qui mettent en cause la manière pour l'une, le droit moral pour l'autre, d'intervenir dans ce blog. En tant que lecteur, comme vous-même, je crois avoir le droit de donner mon avis sur ces interventions publiques, comme vous-même, encore une fois. La seule différence entre nous deux, c'est que j'ai ajouté un peu d'information de par la justification de mes propos, alors que vous ne faites qu'exprimer de la morgue ou de la rancoeur.

Écrit par : Mère | 20/11/2009

@ Hassen

Vous ne connaissez pas l'histoire. L'invention du mot antisémite est lié au procès Dreyfuss - à une époque où il n'y avait presque pas de musulmans en France - et ce mot désigne le racisme antijuif, même si ses racines étymologique disent autre chose. Quand au sionisme, il est né bien avant, à l'époque où les romains ont chassé et déporté les habitants d'une région rebelle, les juifs, et ont donné un nouveau nom à ce territoire nettoyé, nom issu d'un peuple voisin, les philistins, la Palestine. Le sionisme moderne, le mouvement d'autodétermination nationale des juifs, est né dans la première moitié du XIXè siècle. Le fait qu'un journaliste assistant au procès ait rejointle mouvement sioniste et en ait pris le leadership ne vous permet pas de réajuster les faits à votre convenance.

@Johann
Permettez-moi de revenir sur votre obsession néga-sioniste (désolé, je n'ai pas pu m'empêcher). Lorsqu'un enfant roux nait dans une famille blonde ou brune, on dit que c'est une question de "facteur". C'est la vie... Il n'y a en Ethiopie ni facteur, ni plombier mais des humains avec leur qualités et leur défauts. Les juifs d'Ethiopie y sont arrivés il y a très longtemps et pour diverses raisons volontaires que je synthétiserai dans le mot amour ou involontaires qu'on associera de façon simpliste aux viols, les juifs ont noirci en 2000 ans. Comme les français bien moins longtemps en Afrique du Nord...

Votre négation de l'existence d'un peuple juif est incompréhensible. S'il vous plaît, répondez au moins une fois à ma demande: donnez-nous une définition d'un peuple afin qu'on puisse en regarder quelques uns au travers de lunettes communes.

Écrit par : gerardh | 20/11/2009

@Johan

"Aucune religion ne définit une race et donc un peuple."

Si on suit donc votre raisonnement il apparaît donc clairement que le terme "islamophobie" ne peut en aucun cas être assimilé au "racisme".

C.Q.F.D.

"L'unité anthropologique du "peuple juif" est un mythe."

"Unité anthropologique", voyons voir, en quoi consiste t'elle donc si on s'en tient à une stricte définition de l'anthropologie:

"Langages articulés et figuratifs" -> Hébreux

"Rites funéraires" - > Liés au judaïsme

"Rites Politiques" - Israel et le sionisme comme éléments dominant dans la pensée politique juive

"Rites Magiques" - > Bof, pas trop...

"Arts" - > On trouvera sans aucun doute des formes d'expression artistique liée à la pensée et au destin juif.

"Religions" - > Judaïsme

"Costumes" -> La kipa par exemple?

"Parenté" - > Bien préservée dans certaines familles, et ce au delà des ethnies.

Etc.

Si on parle d'ethnicité stricte, certes, on pourra avancer que l'ethnicité juive est multiple. Mais si on parle d'anthropologie, il ne fait aucun doute que l'on trouvera de nombreux éléments fondateurs de l'identité juive qui entérinent l'existence d'un "peuple juif", aussi vrai qu'il existe un "Peuple suisse", fondé non sur une ethnicité, mais sur un ensemble de rites et sur une géographie. L'existence d'Israël, enfin, fonde l'untié géographique du peuple juif.

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

Parler du peuple juif en terme de race ou de proximité génétique est un trait caractéristique des fondamentalistes de cette religion qui souvent utilisent ceci dans leur argumentation fallacieuse pour justifier la structure (non séparation de l'église et de l'Etat et les discrinations interne envers les non-juifs) et la politique expansioniste d'Israel.

Un livre éloquent aborde ceci et bien plus encore : http://www.amazon.fr/dp/2213637784

Donc, Gérard, non, il n'existe effectivement pas de peuple juif au sens du "rouquin", ce fameux facteur génétique manquant ... ce qui relie les membres du peuple juif entre eux, c'est bien évidemment la religion ...

Écrit par : Djinius | 20/11/2009

"Aucune religion ne définit une race et donc un peuple."

Au fait Johann, amusant comme paradoxalement vous ancrez la définition de "Peuple" dans celle de "Race"... Derrière le "peuple suisse" il y a donc une "race suisse", intéressant!...

Et comme vous limitez la définition de l'anthropologie à ce même concept de "Race". C'est assez primaire comme définition...

Il me semble que la notion de rites communs, de langue(s) commune(s), de culture, d'ancrage politique (par exemple: la Démocratie), etc. est bien plus significative et fondamentale! Par exemple l'attachement à la démocratie directe est un marqueur assez fondamental de l'identité suisse, et ce même si une minorité la remette en question. Il en va de même pour ce bon vieux Shlomo Sand, minoritaire dans sa pensée, et qui a tellement nourrit l'imaginaire antisémite de certains... Comme Paul de Tarse bien avant lui d'ailleurs!

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

"Donc, Gérard, non, il n'existe effectivement pas de peuple juif au sens du "rouquin", ce fameux facteur génétique manquant ..."

Et donc il suffit d'un livre pour que tout le monde doive vous suivre dans cette apparente obligation de devoir dissoudre l'unité anthropologioque juive? Et de nier que tout peuple est fondé sur un ensemble de mythes et de rites communs, de systèmes de repprésentation, etc.? Je ne vois pas au nom de quoi vous prétendez qu'il faille nier aux juifs le droit de se revendiquer comme peuple!

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

"Parler du peuple juif en terme de race ou de proximité génétique est un trait caractéristique des fondamentalistes de cette religion"

Mais pas seulement visiblement puisque Johann utilise la même définition!

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

"Et de nier que tout peuple est fondé sur un ensemble de mythes et de rites communs, de systèmes de repprésentation, etc.? Je ne vois pas au nom de quoi vous prétendez qu'il faille nier aux juifs le droit de se revendiquer comme peuple!"

Quand ai-je dit cela ? Merci de conserver un minimum de rigueur intellectuelle et ne pas me prêter des propos inexacts. Évidement que le peuple juif peut se revendiquer comme peuple ! C'est bien d'ailleurs la définition même du mot peuple qui un groupe de personne ayant des caractéristique commune (langue et/ou religion et/ou territoire, etc.)

Écrit par : Djinius | 20/11/2009

Je tiens simplement à remettre l'église au milieu du village ^_^...

Beaucoup accusent l'initiative contre les minarets de provoquer des tensions intercommunautaires et de suciter la haine...

Juste un rappel chronologique:

http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_une/Les_verites_de_Hani_Ramadan.html?siteSect=105&sid=1392120&cKey=1034430420000&ty=st&rs=yes

Les agitateurs ne sont pas ceux que l'on montre du doigt aujourd'hui...

Hani Ramadan est le petit-fils de Hassan al-Banna, fondateur des «Frères Musulmans» en Egypte. Ce mouvement avait pour objectif de lutter contre la constitution laïque égyptienne de 1922 et d'instaurer une société islamique.

La grande différence entre l'Islam et les autres croyances est que seul l'Islam est un dogme ou la foi et la loi islamique (charia) sont indissociables.

Il n'est pas possible de n'en prendre que la partie compatible aux lois suisses,d'où le fait qu' il ne serait pas possible d'interdit l'usage du minaret!

Et nous sommes déjà devant des demandes basées non pas sur la foi, mais bien sur la loi islamique! (non-mixité de cours etc...) ce qui est donc contraire à un Etat de droits et incompatible avec un mode de vie occidental.
(égalité des sexe, non-discrimination entre les sexes etc...)


Brefd: Rendons à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ^_^

Écrit par : Mireille Luiset | 20/11/2009

"Évidement que le peuple juif peut se revendiquer comme peuple !"

Donc vous défendez l'idée que la définition d'un peuple peut ne se limiter qu'à la seule religion, puisque vous dite:

"ce qui relie les membres du peuple juif entre eux, c'est bien évidemment la religion ..."

Vrai?

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

"Vrai?"

Oui ... si les juifs veulent se qualifier de "peuple", c'est leur droit. Je vous laisse développer la suite de votre argumentaire, qui semble être très sensible à ce concept.

Écrit par : Djinius | 20/11/2009

Vient ensuite les raisonnement fallacieux classique :

Remettre en cause un des éléments constituant l'identité du peuple juif à leur yeux, par exemple, disposer de terre telles qu'elle étaient selon leur livre religieux, reviendrait à nier le droit à l'existence globale de chacun de ses membres, puis vient rapidement l'association fallacieuse avec la solution finale nazie d'il y a 60 ans.

C'est cette argumentation fallacieuse qui permet de ne pas aborder les problèmes de fonds que posent la structure (inégalité entre citoyen juifs et non-juifs) et la politique d'Israel à l'égard de la population dont elle annexe progressivement les terres.

Écrit par : Djinius | 20/11/2009

Bah, j'observe simplement vos différences de vues d'avec Johan, et ce malgré le fait que votre unique référence à tous deux soit Shlomo Sand.

Le plus amusant chez ce dernier, c'est qu'en voulant créer un ouvrage unificateur pour les israéliens et les palestiniens, il a su son montrer assez partial pour prétendre en conclusion que les palestininens, eux, étaient les seuls vrais descendants des sémites antiques, sans aucune étude génétique pour le confirmer par ailleurs! Il accorde donc au camps adverse, sans aucune objectivité ni restriction, un droit qu'il refuse à son "peuple". Pourtant le mythe du "peuple palestinien" est une invention très récentes qui mériterait bien une analyse au moins aussi impitoyable!

On dira qu'il a tiré une belle balle dans le pieds de tous les juifs, et a fourni à tous les détracteurs absolus d'Israël la matière fondamentale à leur propagande... De Hassen à Johan en passant par vous: tous le citent! Sur qu'il figure parmi les lecture de chevet de Hanni Ramadan, et même de notre amie Salika...

Shlomo Sand est un peu le Michael Moore de l'historiographie juive! Avec les mêmes faux semblants et les mêmes travers!

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

"C'est cette argumentation fallacieuse qui permet de ne pas aborder les problèmes de fonds que posent la structure (inégalité entre citoyen juifs et non-juifs) et la politique d'Israel à l'égard de la population dont elle annexe progressivement les terres."

L'argumentation opposée sert surtout, au final, l'argument de la dissolution pure et simple de l'Etat d'Israël conçu comme un Etat sans aucune légitimité. Soit en le remplaçant par une Grande Palestine tout aussi mythique dans sa légitimité (ce que les fatah et le Hamas visent depuis toujours), soit par un Etat laïque qui conduira imanquablement les juifs, dépassés démographiquement, à devenir à leur tour une minorité opressée. Ils n'ont guère le choix si ils veulent rester je pense: C'est la loi du plus fort et conclure une paix durable semble être un utopie absolue... La colonisation va donc se poursuivre...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

"Pourtant le mythe du "peuple palestinien" est une invention très récentes qui mériterait bien une analyse au moins aussi impitoyable!"

Pourquoi qualifiez-vous cela de "mythe" alors que vous indiquez justement qu'il n'y en a pas encore d'analyse ? Les palestiniens n'ont pas besoins d'analyse génétique pour revendiquer que la terre ou ils habitent comme élément de leur appartenance au peuple palestinien ... ils sont simplement dessus depuis des générations ... avant que des guerres et autres actes de guerre (spoliation de terre) ne les contraignent à l'exil ...

Écrit par : Djinius | 20/11/2009

"La colonisation va donc se poursuivre..."

Dans la configuration géopolitique actuelle, je suis effectivement d'accord avec cette affirmation.

Reste à Israel à résoudre le problème de la différence de natalité son ennemi ... et ça va être épineux de ne pas le résoudre par la violence.

Écrit par : Djinius | 20/11/2009

"Les palestiniens n'ont pas besoins d'analyse génétique pour revendiquer que la terre ou ils habitent comme élément de leur appartenance au peuple palestinien ... ils sont simplement dessus depuis des générations ..."

Tout d'abord à l'époque du mandat britannique le terme "palestinien" définissait de façon vague les habitants de la région, y compris juifs. Et l'idée d'une "nation palestinienne" en revanche est récente et toute aussi "mythique" que l'idée de "nation juive"... C'es mythes pour mythes, dents pour dents si j'ose dire...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

"Reste à Israel à résoudre le problème de la différence de natalité son ennemi ..."

Gaza étant une des zones les plus densément peuplées de la planète avec un fort taux de natalité, je doute que l'on puisse la contenir. Sans parler du contentieux sur le retour des réfugiés... Jeul un développement économique particulièrement spectaculaire et une égalité de fait entre homme et femmes (sans pressions islamistes) pourrait la freiner. Pour le moment le nombre de naissances pour 1000 habitants descends de 1.3% par années... (http://www.indexmundi.com/fr/gaza_strip/taux_de_natalite.html)

"et ça va être épineux de ne pas le résoudre par la violence."

C'est plutôt une guerre d'attrition longue et continue qui consistera à progressivement forcer les Palestiniens à émigrer. Je crois que c'est ça ou les israéliens font le deuil pur et simple d'Israël... Ou alors les Palestiniens retrouvent leur unité, Gaza est désislamisée, ils font le choix du combat juridique plutôt que terroriste (et gagnent des soutients), reconnaissanet Israël (ce qui enlève un argument de taille à leurs adversaires), ils acceptent de ne pas exiger le droit au retour, etc.

Après il reste Jérusalem, et là...

Bref on peut imaginer un retournment de l'opinion publique israélienne si le Hamas et le Hezbollah disparaissent, si l'Iran arrête de déconner, etc. Mais franchement, les arabes nourritonr toujours un désir de vengeance face aux juifs israéliens. Comment croire que cette unité indispensable puisse conduire à la création ne serais-ce que de deux Etats?...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

Vous qui semblez sensible à l'aspect juridique, j'ajouterai pour Israël : "Respecter les résolutions de l'ONU" ... ohh vous me direz, il ne s'agit presque de rien ... il y en à juste 32 ... http://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/A/16775

Écrit par : Djinius | 20/11/2009

"Respecter les résolutions de l'ONU"

Qui les respectent?...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

à toutes et tous :-)))

Intéressant de voir qu'en voulant parler de l'islam et de l'islamisme nous nous retrouvions en train de parler ... Du peuple juif, de la religion juive, de la terre juive, et de la guerre juive.....?????????

J'ai du rater quelque chose !

Écrit par : Rita Cadillac | 20/11/2009

"J'ai du rater quelque chose !"

Oué, c'est Hassen qui a de nouveau semé la zizanie très au début du débat en ramenant comme à son habitude la thématique sioniste dans un débat ayant trait à l'islam(isme).

En tous cas il faut croire que les deux thèmes sont intimement liés, ce n'est pas étranger au fait, à mon avis, que le terme "islamophobie" cherche à devenir un équivalenet d'"antisémitisme" dans la concurrence victimaire entre musulmans et juifs... Très clairement, et encore à mon avis, et c'est reflété dans les propos de Hassen (qui est algérien), les musulmans cherchent à être considérés comme des victimes au même titre que les juifs en Occident. C'est une vraie course à a vvictimisation qui est engagée pour y parvenir. Et l'"islamophobie" en est l'épouvantail principal.

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 20/11/2009

Islam modéré? Donnons la parole à un spécialiste de la question:
"Pour Hani Ramadan, ce partage entre musulmans «modérés» et «fondamentalistes» est une fausse image véhiculée par les Occidentaux. «Il existe actuellement dans tout le monde musulman un retour aux sources. Nous sommes très attachés au Coran», affirme le directeur du Centre islamique de Genève."

http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_une/Les_verites_de_Hani_Ramadan.html?siteSect=105&sid=1392120&cKey=1034430420000&ty=st&rs=yes

QUI prétend que ce sont les initiateurs de l'initiative contre les minarets qui attisent la discorde entre les communautés?

Un petit retour arrière juste pour se rafraîchir la mémoire et...peut-être mieux comprendre

Écrit par : Mireille Luiset | 20/11/2009

Vous ne m'en voudrez pas de parler de laïcité.

Il faut la renforcer d'autant plus qu'elle est attaquée sournoisement. Le mot laïcité, quelques-uns voudraient le tranformer en "laïcisme", synonyme de pensée plus radicale qui sous-entendrait un programme dogmatique, dont il faudrait s'en méfier.

Alors pour ce faire, Narcisse Praz, écrivain propose:

de séparer le CROIRE du SAVOIR.

Écrit par : oceane | 20/11/2009

@Rita Cadillac
"ce moment j'ai la désagréable impression de voir revenir tous les calotins du monde" Le droit de dire ou d'écrire ce genre de phrase a été conquis de haute lutte chez nous, et beaucoup d'entre ceux qui s'expriment sur ce blogs seraient rassurés (en partie du moins) s'ils entendaient ou lisaient l'équivalent de la part d'un musulman.

Écrit par : Mère | 20/11/2009

Je me fous des musulmans tant qu'ils n'entendent pas investir l'espace public. co0mme vous le dites très justement ce droit à été aquis de haute lutte et il n'est pas question pour moi de discuter de superstitions quelles qu'elles soient.

Je suis une athée militante et pour moi la laïcité est le "minimum syndical".

Les religieux revendiquent en permanence leur droits mais pour les athées qui comme moi sont choqués par l'exposition, l'agressivité et le prosélytisme des croyants dans les médias et l'espace public, il n'existe aucune instance pour dire notre ras le bol.

Écrit par : Rita Cadillac | 20/11/2009

Quelqu'un dit
"J'ai du rater quelque chose !"

Oué, c'est Hassen qui a de nouveau semé la zizanie très au début du débat en ramenant comme à son habitude la thématique sioniste dans un débat ayant trait à l'islam(isme).

l'islamisme de quoi vous venez de parler n'a pas eu cette vaste expansion dans le monde arabe qu'après la conversion des juifs au SIONISME au début de XIX siècles, Et ceci est prouvé par la colonisation de la Palestine des années après!

Écrit par : Hassen | 20/11/2009

@Hassen

"Et ceci est prouvé par la colonisation de la Palestine des années après!"

Oui, qui a inauguré quelques décennies de panarabisme avant que celui-ci soit passé de mode et qu'il soit remplacé par l'islamisme s'en mêle... Changez de disque une fois, ça serait super sympa...

@Rita

"Je me fous des musulmans tant qu'ils n'entendent pas investir l'espace public."

Par exemple avec le voile? Je sais pas pourquoi, mais depuis récemment il se trouve environ une bonne dizaine de femmes voilées minimum par jour qui me rappelle à quel point l'islam est une religion super...

Écrit par : Carlitos de Unmauno | 20/11/2009

Version corrigée et revue:

@Hassen

"Et ceci est prouvé par la colonisation de la Palestine des années après!"

Oui, qui a inauguré quelques décennies de panarabisme avant que celui-ci soit passé de mode et qu'il soit remplacé par l'islamisme... Changez de disque une fois, ça serait super sympa...

@Rita

"Je me fous des musulmans tant qu'ils n'entendent pas investir l'espace public."

Par exemple avec le voile? Je ne sais pas pourquoi, mais depuis récemment il se trouve environ une bonne dizaine de femmes voilées minimum par jour qui me rappellent à quel point l'islam est une religion super sympa...

Écrit par : Carlitos de Unmauno | 21/11/2009

Réjouissons-nous. Sur 6,5 milliards d'habitants sur cette planète, il y a

l milliard qui pratiquent l'islam

l milliard qui pratiquent le catholicisme.

Il reste 4,5 milliards d'âmes qui s'interrogent, qui doutent, qui philosophent, qui n'ont jamais entendu parler d'un Dieu, qui n'y croient pas..

Ceux qui sont déjà morts depuis des siècles (on parle de 100 milliards). Cela fait du monde. Et de s'interroger: Quand l'islam, le catholicisme n'existaient pas, (les seules religions qui donnent le blanc-seing pour l'au-delà) ces pauvres hommes n'ont pas pu accéder au ciel? Cette question me turlupine.

Écrit par : oceane | 21/11/2009

Et je me demande comment se passent les bouchons routiers avec 100 milliards de personnes. au fait y a t il des routes au paradis ? et si oui pour aller où ?
On ne parle pas assez souvent de ces trucs. C'est important quand même ! :-0)))

Écrit par : Rita Cadillac | 21/11/2009

Allez! Pour la route (c'est un missionnaire en Amérique qui écrit):

"Le sorcier me demanda si en vérité j'aimais l'autre vie que je lui avais figurée remplie de tous biens; ayant répondu que je l'aimais en effet; et moi, me dit-il, je la hais, car il faut mourir pour y aller, et c'est de quoi je n'ai point envie; que si j'avais la pensée et la créance que cette vie est misérable et que l'autre est pleine de délices, je me tuerais moi-même pour me délivrer de l'une et jouir de l'autre. Je lui repars que dieu nous défendait de nous tuer, ni de tuer autrui et que si nous nous faisions mourir nous descendrions dans la vie de malheur, pour avoir contrevenu à ses commandements. Hé bien, dit-il, ne te tue point toi-même, mais moi je te tuerai pour te faire plaisir, afin que tu ailles au ciel et que tu jouisses des plaisirs que tu dis. Je me souris, lui répliquant que je ne pouvais consentir qu'on m'ôtât la vie sans pécher. Je vois bien, me fit-il, en se moquant que tu n'as pas encore envie de mourir non plus que moi [...]".

On ne saurait mieux illustrer tout l'hypocrisie des croyants.

Écrit par : Johann | 21/11/2009

Merci Johann de m'avoir fait rire !

Écrit par : Rita Cadillac | 21/11/2009

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