11/11/2011

Le talent ne peut pas être une posture


 

 

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Commentaires

Malraux, c'est un vrai héros. Normal, il est au Panthéon. Cependant, dans les faits, la façon dont il a participé à la guerre d'Espagne reste problématique: "Les appréciations des supérieurs militaires de Malraux ne lui sont pas favorables. Antonio Camacho Benitez, chef de l'aviation gouvernementale, écrit dans un rapport : « Après l'attitude et l'action de monsieur Malraux, il conviendrait de prendre trois mesures : le réduire à la discipline, l'expulser ou le fusiller ». D'après les mémoires d'Ignacio Hidalgo de Cisneros, qui, à la fin de la guerre civile, était général en chef de l'aviation républicaine, Malraux se déconsidéra en prétendant s'ériger en chef d'escadrille sans comprendre qu'il aurait fallu pour cela être aviateur, surtout en temps de guerre ; à trois ou quatre exceptions près, les aviateurs de Malraux n'étaient pas des antifascistes mais de simples mercenaires, attirés par une solde très élevée ; Malraux, étant ignorant de l'aviation, s'en remettait à eux mais ils ne firent rien d'utile et, au contraire, créèrent des difficultés ; Hidalgo de Cisneros essaya à plusieurs reprises de les licencier, « mais le gouvernement s'y opposait, alléguant la mauvaise impression que produirait en France l'expulsion d'Espagne, pour inutilité et indélicatesse, des aviateurs qu'une fausse propagande avait convertis en héroïques défenseurs de la liberté »". Il semble bien que Malraux ait voulu aussi avoir une posture publique de héros.

Écrit par : RM | 11/11/2011

@RM

Merci infiniment de ces précisions. Il semble donc de Malraux ait été meilleur écrivain que soldat... Mais malgré ses maladresses il était sur le terrain lui !
Ce qui n'est pas le cas de l'homme à la chemise blanche qui se goberge dans les salons parisiens...

Écrit par : lulu la nantaise | 11/11/2011

Je ne sais pas si la différence est tellement énorme. Malraux était aussi un habitué des salons parisiens. Mais pour moi, en tant qu'écrivain aussi, il assuma surtout une posture, la posture du grand écrivain, détenteur et diffuseur de la pensée intelligente. Je ne lui trouve pas de sincérité, dans son style. Je l'ai à peu près dit ici: http://remimogenet.blog.tdg.ch/archive/2011/10/14/andre-malraux-et-l-indochine.html Pour moi, il reproduisait mécaniquement les idées intelligentes qu'il avait entendues dans des cercles parisiens élitistes, et il reproduisait mécaniquement les procédés utilisés auparavant par Dostoïevski, Victor Hugo... Je trouve De Gaulle lui-même bien plus sincère, bien moins poseur.

Écrit par : RM | 11/11/2011

Je ne crois être prête à faire ce pas pour ce qui concerne De Gaulle.

Écrit par : lulu la nantaise | 11/11/2011

Je parle de ses mémoires, bien sûr. Mais pour rester "à gauche", peut-être que Byron lui-même était plus sincère que Malraux, quand il est allé en Grèce, et puis il y est mort.

Écrit par : RM | 11/11/2011

(Et sans vouloir faire son apologie, je dirai que Sarkozy a eu raison de citer, ce matin, devant le Soldat inconnu, Péguy plutôt que Malraux.)

Écrit par : RM | 11/11/2011

André Malraux ?
Le pillage des statues d'Angkor montre bien la « Grrrandeur » de ce personnage ambigu et pompeux et ce bien qu'il fût un bon écrivain.

Quant à BHL, tout à la fois philosophe de super marché et morpion de salon de thé, je n’en dirai pas plus, car il y va des termes que je n’ose utiliser ici.

Écrit par : Benoît Marquis | 11/11/2011

discours devant le B-H-V. entre ici B-H-L. avec ton terrible cortège de mannequins Diorifiés....

Écrit par : briand | 11/11/2011

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