17/12/2011

Soyons clairs !

Si j’ai bien compris, pour SolidaritéS, être responsable, ne pas vouloir initier le processus du déficit pour une somme dérisoire, défendre l’équilibre afin de sauvegarder les prestations à la population serait une position de droite… Pourtant dans notre groupe nous étions 6 sur 12 conseillers, dont 2 membres de SolidaritéS, à refuser le déficit. Entrer dans le processus du déficit, c’est ouvrir la porte à une remise en cause de la légitimité des institutions républicaines que sont les Conseils municipaux et les parlements dont les premières fonctions sont d’une part de contrôler l’utilisation des recettes et d’autre part la définition des priorités de dépenses. C’est refuser de dire au Marché servez-vous, vous ferez mieux que les représentations populaires !

Depuis toujours nous sommes confrontés à ces pompiers pyromanes qui croient que du pire naitra le meilleur. Illusion bien des fois remise en cause car du pire nait le pire : le populisme ! Il suffit de voir le MCG surfer sur la misère pour comprendre à qui profite ce discours. La responsabilité politique est justement de rappeler que 1% c’est la petite caisse et que si un gouvernement ne sait pas la gérer qu’en est-il du reste ? Pleurnicher sur le sort de la « population la plus défavorisée » est une moins bonne solution que celle qui consiste à marteler comme nous l’avons fait  que moins d’impôts pour les riches c’est moins de recettes et moins de recettes c’est un déficit pour tous. Alors finissons-en avec les cadeaux fiscaux faits aux plus riches et revenons à une pratique elle aussi républicaine : l’impôt progressif. Que chacun paie selon ses moyens sans passe-droit possible !

Comme d’habitude nos gauchistes cantonaux font une analyse hors de toute réalité, mais nous ne jouons pas au Monopoly. Derrière nos décisions, il y a des personnes qui parfois ont un besoin urgent de voir l’Etat remplir sa fonction redistributrice et pour ce faire nous devons aussi montrer notre sérieux dans cette fonction afin de ne pas la décrédibiliser en dépensant pour tout et son contraire.

La crise est nos portes, le budget de l’année prochaine risque d’être réellement déficitaire si le Grand Conseil ne revient pas sur ses décisions de baisses d’impôts, il sera temps alors de mener une bataille réelle et pas une comédie pitoyable d’enfants gâtés.

Salika Wenger

 

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Commentaires

Comme d'habitude bien écrit, bien dit...
:-) PG

Écrit par : pierre gauthier | 17/12/2011

Vas-y Lulu, tape sur la caisse qui résonne à raison !

Écrit par : Les Dix Gagas | 20/12/2011

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