19/12/2011

Non, merci ! pas maintenant !

Les brésiliens disent du Mexique qu’il est « trop loin de Dieu et trop près des américains ». Voilà un pays gouverné par la mafia avec l’aide d’une police corrompue, une justice corrompue, de fonctionnaires corrompus et d’un gouvernement corrompu. Un marché du travail qui fluctue selon les besoins des Etats Unis, une capitale de 35 millions d’habitants qui suffoquent dans une pollution indescriptible, des régions entières sous le joug de multinationales américaines, un PIB inexistant en un mot comme en cent un pays abandonné. Ni colonie, ni indépendant, c’est un non-pays. La vie et la mort y dépendent exclusivement du bon vouloir de baronnets de la drogue sous le regard bienveillant d’une Eglise qui compte les points. Que fait la « communauté internationale » ? Elle regarde ailleurs. Je n’entends pas non plus les défenseurs des droits de l’Homme, ni les humanistes toujours prompts à dénoncer une dictature ici ou là, et les va-en-guerre prêts à en découdre avec la Syrie ou l’Iran où sont-ils ? Que devient l’indignation devant cette catastrophe humaine ? Rien !

La neutralité de la Suisse se résumerait donc à être toujours du côté du plus fort. Je parle des Etats Unis. Ce pays qui vote des lois afin que celles-ci ne s’appliquent pas à une catégorie de la population, et qui vient de se donner les outils de la discrimination, du délit de faciès. Ce pays qui pratique une démocratie d’opérette devrait nous servir de modèle ? Avec 30 % de la population en dessous du seuil de pauvreté et 30 millions d’analphabètes, une dette abyssale, l’Amérique est en tête des pays sous-développés. Sans infrastructures hospitalières, sans écoles, sans filet social, avec un salaire minimum à 5 dollars de l’heure et des gens qui survivent avec 3 boulots différents quand ils en ont, on veut nous faire croire encore au miracle américain. Regardez le Mexique et dites-moi les yeux dans les yeux que c’est un idéal ! C’est pourtant à cette sauce que l’UE ultra-libérale prétend nous manger.

Au fait ! Pour la multitude qui ignore tout du président mexicain c’est  Monsieur Calderon, un homme de la droite conservatrice, propre sur lui, qui croit aussi aux valeurs de l'éthique et au principe de l'honnêteté et qui a pour objectif de promouvoir un gouvernement honnête qui donnera une chance égale à tous les Mexicains. Il compte fortifier le développement et créer une économie compétitive et génératrice d'emplois en fortifiant notamment les infrastructures. Il a aussi signifié son intérêt à poursuivre une politique étrangère plus responsable… Ce discours me rappelle quelque chose…

LuLu la nantaise

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Commentaires

Oui, mais Monsieur Calderon n'est-il qu'un Président mexicain? Il fait partie des libéraux, des mecsicons qu'ils ne voient pas que leurs théories nous mènent droit dans le mur.

Écrit par : Baptiste Kapp | 19/12/2011

"La neutralité de la Suisse se résumerait donc à être toujours du côté du plus fort. Je parle des Etats Unis."
Est-ce que votre deuxième proposition n'est pas de trop, ou n'est-elle qu'un exemple "non pris au hasard"? Je ne pense pas que nous serions prêts à nous frotter de quelconque manière à la Chine, à la Russie ou à une quelconque puissance mondiale autre, que son orientation politique soit de droite ou de gauche.

Écrit par : Mère-Grand | 20/12/2011

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