28/04/2012

« Pétroleuse : n.f. Nom donné aux femmes qui allumaient des incendies pendant la Commune de Paris en 1871. Femme qui manifeste avec énergie.

Monsieur le journaliste du Courrier, bien-pensant, ne prenant jamais de risque, toujours dans la ligne et rasant les murs,

Je suis fière que dans vos gags provinciaux vous m’ayez traitée de Pétroleuse. Au vu de la définition il ne vous aura pas échappé, je pense, que ce terme est des plus élogieux pour une femme comme moi qui se bat depuis longtemps sur de nombreux fronts. Dans cette perspective je revendique donc haut et fort le dénominatif de Pétroleuse. Je vous remercie enfin de m’avoir comparée à ces femmes modestes de la Commune qui ont fièrement et courageusement combattu un système injuste et meurtrier. Elles restent aujourd’hui encore les héroïnes de la Commune de Paris.

Mon propos n’est pas de vous donner un cours sur la Commune, mais sur le langage que visiblement vous maitrisez mal. L’émission à laquelle vous faites référence en parlant de moi, n’était qu’un simple divertissement ! Comme il semble que ce mot soit banni tant de votre pensée que de votre pratique je vous en livre ici la signification : Un divertissement est une activité qui permet aux hommes d'occuper leur temps libre en s'amusant et de se détourner ainsi de leurs préoccupations. C’est pourquoi il n’est pas encore venu le jour où vous ferez taire mon rire, mon goût pour le beau parler, les vêtements élégants et la bonne chair car contrairement à certains groupes politiques qui ont vos sympathies, je ne fais pas une punition de mon combat politique. Aussi prenez garde que je ne devienne une VRAIE Pétroleuse,  de celles qui prendraient au sérieux la petite bourgeoisie frileuse et collabo que vous représentez et dans laquelle les enfants des faubourgs comme moi ne se reconnaissent toujours pas malgré tous vos efforts douloureusement prolétariens! »

La Pétroleuse du Conseil Municipal vous attend donc sur des barricades un peu plus solides et compromettantes que celles des idéologies figées et des clichés nécrosés !

Salika Wenger

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25/04/2012

Lâcheur !

Tu crois qu’en partant tu vas te tirer des flûtes ? Tu crois que c’est juste de me laisser sans un mot, sans un rire. Tu trouves normal qu’un soir je m’endorme dans cette ville et qu’au matin je n’entende pas ton rire entrecoupé de potins mondains ou non ? Tu te casses en laissant derrière toi tes amis, tes ennemis et tu penses qu’il te suffit de mourir pour nous faire la pige ? Je te déteste.

Que tu ne veuilles pas voir la fin de l’histoire je le comprends bien, mais c’était une histoire collective et en disparaissant tu te l’appropries sans rien nous demander. C’est du vol qualifié !

J’entends partout que tu étais sympa, cultivé, gna gna gna ! Tu laisses la place à ceux qui t’ont savonné la planche, qui te trouvaient too much, ceux qui ricanaient dans ton dos, tous les jaloux, les envieux, les tristes de la cravate vont pouvoir pavoiser en silence mais surtout dans le silence de ton absence et j’enrage !

Je suis très fâchée car toi tu savais mon combat quotidien contre la maladie et c’est avec seulement 39 petites années que tu dégages ? Ce n’est pas juste !

Que vais-je faire de tous tes rêves, tes désirs, tes plaisirs, tes espoirs, tes projets ? Ils commencent déjà à faner au creux de ma mémoire car c’étaient les tiens et sans toi pour les faire briller il ne reste que le pire… Des souvenirs qui bientôt s’éteindront de n’avoir plus été visités par ton espérance.

Salut Michel ! T’es un lâcheur.

Lulu la nantaise

 

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24/04/2012

T-REX

Je viens de me prendre la tête avec le T-Rex de la politique. C’était pas beau à voir mais il fallait bien qu’un jour quelqu’un s’y colle et se montre aussi sanglant que lui peut l’être lorsqu’il veut quelque chose. Le meurtre du père est toujours un exercice difficile mais indispensable. En descendant du tram je rentre dans mon bistrot comme un boulet de canon avec des envies de meurtres, ça doit se voir car mon martini gin est déjà sur le comptoir quand je prends un siège. Denise en remet une couche pour m’énerver « t’avais qu’à rien lui dire ! » Robert se gondole « tu te prends pour Tarzan ou quoi ? Tu savais qu’il allait t’éclater ! » « y m’a pas éclatée mais c’était moche quand même ! » Heureusement que les potes sont là, on me console, on me chouchoute. Les copines me disent que je suis la meilleures, j’ai même droit à toutes les chips. Tout à coup on décide qu’on va se faire plaisir. Je sais ce que ça veut dire et je me réjouis d’avance.

Portes et rideaux fermés, on a tous tiré nos chaises devant l’écran télé, Robert arrive avec LE DVD comme s’il portait un ciboire. Délicatement il le met dans la fente du lecteur et la magie éclate ! The Boss, le chanteur de l’Amérique profonde, sa voix chaude et sa puissance, sa simplicité et son plaisir de chanter sont de la pure énergie. Une musique engagée, belle et pleine, de celles qui font aimer les américains courageux, pugnaces, fiers et qui donne envie de repartir à lutte. Envolés les médiocrités quotidiennes, les discours bidons, les bassesses, les hypocrisies, juste un son à nul autre pareil. Je sais que nous avons plus de 6 heures de concert mais chaque fois c’est une nouvelle partie que nous visionnons. Tout le monde est assis le regard fixé vers cette force de la nature qui dit dans sa langue ce que tous comprennent ici : les boulots nuls, les salaires de misère, le chômage, les amours déçues et les horizons disparus.

Une belle heure de jubilation, de vrai rock, sonore, riche, couillu… Tout ce j’aime. Robert après avoir éteint me demande gentiment « ça va mieux, poulette ? » encore un moment je fixe l’écran sombre et j’aperçois dans le reflet, le temps passé, les désillusions, les luttes inabouties, les discours de circonstances, mes rides extérieures et intérieures. Il n’y a pas si longtemps cette vieille en chignon et lunettes était une jeune femme pleine de vie qui chantait « Born in USA » en cœur avec un chauffeur de camion qui l’emmenait vers Baltimore. Abattre ce dinosaure aura été mon chant du cygne… Maintenant je suis en première ligne et j’attends mon tour…

Lulu la nantaise

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20/04/2012

Potins de comptoire !

Entendu à la terrasse du « Sabre et de l’Amitiés réunis » par un après-midi d’avril. Trois vieux assis boivent leur verveine respective. Un radi, un Liberal et un autre. Ils doivent totaliser 250 ans. Je suis assise dans le cagibi fumeur aussi se sentent-ils libres de délirer car ils ne me voient pas. Le plus jeune des trois «  Maudet a des chances si toute la droite vote pour lui…» le plus vieux rigole et le troisième répond « pas si il dépend du vote des libéraux ! » Mon oreille s’allonge au point que je suis stupéfaite de constater qu’ils ne l’ont pas vue trainer sur leur table. « Tout le monde va voter Stauffer et lui savonner la planche comme ça il sera grillé pour la prochaine ! » C’est le libéral qui s’exprime mort de rire ! Je pouffe en silence. « Le môme, il est trop casque à boulons c’est une caricature ! » et les trois vieux se bidonnent en toussant un peu. Le libéral  " et puis pour les radis ont a donné !" "tu préférerais un PDC ?"  "Un quoi ?" et les voilà qui rient à nouveau en s'étranglant avec leurs tisannes.

Au bar, me voyant arriver Robert fait semblant d’essuyer les verres. Je lui chuchote  au creux de l’oreille «Tu espionnais aussi les clients de d'la cour ? » Il me tourne le dos et je lui dis tout bas « moi aussi, t’as entendu ? Les libéraux … » Il sourit et dit tout bas « j’adore ! t'as vu le panier de crabes ? Je suis certain que les libéraux ont des accords avec le MCG et l’UDC pour le prochain tour.» Il me sert un café et un verre d’eau en mettant son doigt sur la bouche pour faire silence. Sur la pointe des pieds il retourne écouter ce qui se dit dans la cour. Il secoue la main pour me faire savoir que c’est gratiné. J’attends avec impatience qu’il revienne. Les trois montres en or et pantoufles arrivent au bar, paient leurs consommations et repartent en devisant tranquillement.

La porte n’est pas encore fermée que nous éclatons de rire. Je demande «  Et alors ? » Robert «  C’est encore plus compliqué que tu crois. Stauffer ne passera pas car les genevois y ‘z’aiment pas les grandes gueules. Maudet non plus car il lui manquera les voix de droite qui auront ou voté Stauffer ou les abstentions. Résultat des courses c’est la PS qui gagne une gonfle sans nom car elle se retrouve dans un gouvernement dont plus personne ne veut et dans lequel elle n’aura aucune marge de manœuvre. CQFD, elle  est cramée aussi!  » « C’est les vieux qui disaient ça ? » Robert fait signe de la tête que oui. Je lui demande pour qui il va voter « Je dis toujours Stauffer pour vous faire mousser mais en vrai, je vote pas !». Je le savais mais j’essaie toujours. "Quand je pense que certains prétendent que la politique c'est que des histoires de pognon mais c'est pas vrai, y'a aussi les coups bas et les trahisons, faudrait pas oublier !" Décidément Robert est très en forme aujourd'hui.

 

Lulu La Nantaise

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18/04/2012

KO debout !

« Est-ce que quelqu’un connait Monsieur Ho Kim ? Le délicat président de Fédération Internationale de Boxe. Une douceur, le visage lisse, les yeux bridés qui pétillent. Il a tout pour plaire et comme il ne parle pas français, il a le bénéfice du doute…

Fâchée que le Comité compte dans ses rangs un kazakh à la plus mauvaise réputation, blanchiment, escroqueries en tout genre mais surtout gendre multimillionnaire de celui qui un jour de décembre a fait tirer sur des grévistes désarmés, j’ai sorti le tailleur et mon manteau de dame bien décidée à faire la lumière sur ce fatras. J’ai pris mon beau sac à main matelassé et mon dossier sur le bonhomme en question et me voilà sur les routes pour l’étranger…Je vais à Lausanne à la Fédération Internationale de boxe demander des comptes! Ceux qui n’aiment pas la boxe resteront indifférents, moi pas j’adore ça !

Joli petit immeuble, entrée de très bon goût avec tableaux et tapis. Toutes les fédés sont là : l’aviron, le triathlon, concours hippiques, etc. et la boxe. Je suis reçue par un jeune cadre costard cravate propre sur lui… » Je bois une gorgée de café devant un parterre ébahi. Le bistrot du « Sabre et de l’amitié réunis » est mes pieds et j’en profite. Je prends mon temps et je sens l’impatience monter… «  Le costard cravate me mène jusqu’à la salle de conférence, où une vieille sorcière m’attend et me propose un verre d’eau. Ce rendez-vous, je l’ai obtenu après avoir écrit à la fédé pour les menacer de faire une manif devant chez eux avec pancartes et tout le tralala » Robert en est baba, Denise s’est assise et Palu reste bouche ouverte « T’es gonflée » me dit un client qui lui aussi ne perd pas une miette de mon récit. Je continue «le Boss arrive… tout en sourires et rondeurs, la sorcière m’explique que son chef ne parle pas français et qu’elle fera la traduction. Parfait, comme je parle assez bien l’anglais je pourrais juger de la qualité de ses traductions.

Je tends une carte de visite à chacun des trois gluglus, je sors de mon dossier toutes les parutions récentes sur le mec en question, malversations, enquêtes de son pays sur ses avoirs en Suisse. Je vous passe les détails. Je leur explique mon étonnement de voir cette raclure siéger au Comité de la Fédé Internationale de Boxe… Alors là accrochez-vous, va y’avoir du tangage ! J’ai entendu le discours le plus cynique et tordu qu’il m’ait été donné d’entendre. Si j’avais eu un porte-jarretelles il me serait remonté autour du cou d’un seul  coup, clac ! Sa majesté le rondouillard de Corée du Sud (qu’il dit) m’a expliqué gentiment que j’étais une gentille innocente, que dans cette histoire on était dans la cour des grands, que ce mec rapportait un max d’argent à la Fédé, que pour eux un mec qui n’est pas en prison est innocent et que même si l’argent sentait la merde c’était de l’argent. Pour le reste ils ne font pas de politique. Et Toc ! Circulez y’a rien à boire ! Il a même pas fait semblant de parler de la formation des jeunes ou du sport amateur rien. Je me suis levée disant que pour moi l’entretien était terminé et la sorcière m’a donné en cadeau une clé USB à la sortie ».

Silence au « Sabre et à l’Amitié réunis » tout le monde se passe la clé USB en question de main en main. Pour une fois c’est Palu qui a le dernier mot. Il me regarde en souriant et me lance « Et toi qui trouves que la politique est un monde meurtrier ? » ça fait rire tout le monde sauf moi.

 

Lulu la nantaise

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10/04/2012

Au secours !

Dimanche matin, le café est meilleur, la cigarette inoffensive, mes voisins des gens cool et une des journalistes Du journal dominical romand un Pulitzer en devenir. Après avoir feuilleté les pages acteurs et autres jardineries, un gros titre me saute à la figure « Vous allez adorer voter sur les traités internationaux ». Aux dires de cette professionnelle de haut vol si l’initiative venait à passer nous serions incapables de comprendre ce sur quoi nous voterions. En somme, juste assez malins pour élire nos représentants aux Chambres mais pas assez pour comprendre ce qu’ils y font.

Au cas où notre journaliste de basse-cour l’aurait oublié nous élisons des miliciens. Ce qui veut dire que n’importe qui dans notre pays peut se faire élire et que si ces braves gens sont capables de comprendre leurs dossiers et de les voter, nous devrions aussi être à même de le faire! Dans cet article, le mépris affiché pour le peuple et ses capacités à prendre des décisions importantes le concernant me semble d’un autre âge. Pourtant ce qui me surprend le plus c’est le non-dit. Le miracle de la transformation de citoyens lambda en Super politiciens, par la grâce d’une élection. D’un seul coup d’un seul, ils acquerraient les qualités indispensables et rares qui leurs permettraient de décider pour nous sur tout… Je veux bien lire cet unique journal du dimanche matin mais à la condition de ne pas être traitée comme une débile profonde!

Petit florilège. Les traités seraient trop nombreux et d’ailleurs les spécialistes de la spécialité nous annoncent un Tsunami de…8 objets supplémentaires soumis au peuple, par an ! D’autres objets seraient ennuyeux, j’avoue un faible pour cet argument politique des plus pertinents. « Heu … Excusez nous, on vous aurait bien fait voter sur l’Euro mais comme le texte est un peu ennuyeux on vous l’expliquera bien embrouillé dans « Infrarouge » quand on aura signé le traité ». Il y aurait aussi la technicité des traités inaccessible à nos petites têtes, un texte d’anthologie, impossible pour nous de comprendre les réformes nécessaires pour alléger les procédures multiples qui concerneraient le fonctionnement de la Cour européenne des droits de l’homme. Mais le pompon, la noisette sur le gâteau revient à l’argument quatre : les enjeux nous dépassent… Imaginez donc la difficulté et la somme de compétences nécessaires pour s’exprimer sur «  une convention sur le droit de l’enfant dont un récent protocole concerne la prostitution et la pornographie… ». Encore une difficulté insurmontable ! Pour finir, la journaliste en question nous sert tout et son contraire : « On ne voterait même pas sur tous les traités mais on en vote déjà certains donc pourquoi voter ?… » Au secours, c’est une stagiaire ou bien ?

Le 17 juin nous voterons sur une question et pas pour un parti. L’exercice qui consiste à analyser les intentions des auteurs de ce texte est assez facile, mais ce n’est pas sur les intentions que nous voterons mais une question simple « voulons-nous obtenir le droit de donner notre avis sur des traités qui engagent le peuple suisse ? » J’espère ne pas avoir à rappeler la manière dont le gouvernement européen a balayé la tentative du gouvernement grec de soumettre au référendum populaire les mesures de restrictions exigées par les banques et comment ce même gouvernement européen a placé à la tête de la Grèce et de l’Italie des Proconsuls à leur solde. Les explications justifiant le refus d’un droit aussi légitime et élémentaire obligeront certains à des contorsions politiques qui risquent d’être intéressantes…

Lulu la Nantaise

 

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01/04/2012

N’est pas cowboy qui veut !

Terrasse dans la cour, tout le monde avec sa clope et son verre de blanc, le soleil se couche sur les Pâquis et la radio nous annonce la sortie d’une « nouveauté » au cinéma… le Titanic ! Rire général de la bande du « Sabre et de l’Amitié réunis ». « Y’zont rien trouvé de mieux que nous enfiler encore une fois ce navet ? » ça c’est Robert. «  Il en finit plus de couler ce rafiot ! » ça c’est Palu, « Deux icebergs dans mon pastis, ça suffira » ça c’est un pote. Denise fait la gueule « Vous êtes tous des insensibles, 1 500 morts quand même.. » « Ouai il y a un siècle ! » ça c’est encore Robert. Décidément je ne crois pas que les copains vont se précipiter pour voir ça. Arrive un mec un peu chauve, maigre comme un coucou. Il s’assied à la table à côté, tout le monde le regarde comme si c’était un extraterrestre… personne ne le connait et personne le l’a invité dans ce saint des saints qu’est la terrasse dans la cour.

On discute de tout et de rien mais surtout de rien d’ailleurs, il rapproche sa table et se mêle de la conversation… De plus en plus méfiants les copains le regardent comme un furoncle. Moi je me la coince car je sais qui il est et j’ai bien l’intention de lui faire payer comptant une certaine scène à la commission des Finance. Il s’adresse à moi « tu ne me présentes pas tes potes ? » Je hausse les épaules genre je ne sais qui est cet hurluberlu. Il nous la joue je sais tout sur tout, chaque fois que l’un d’entre nous dit quelque chose il en rajoute. Bref ! Il est en train de se faire une bande d’ennemis coriaces. Je ne pipe pas un mot, je me délecte et j’attends. Une débâcle totale, voilà comment résumer sa présence parmi nous. Il a compris que je ne lèverais pas le petit doigt pour le sortir de ce guêpier, je me marre intérieurement. Je vais même dans la cuisine avec Denise pour voir où en est la cuisson du gigot. On en profite pour se parler intimement et on retourne sur la terrasse.

Changement d’ambiance, tout le monde rigole, Robert m’interpelle « T’aurais pu nous dire que vous êtes potes tous les deux ! Il parait même qu’il est conseiller municipal avec toi ! » « Nan Monsieur ! Pas avec moi, en face de moi ! » Silence, on entend les pigeons, les moineaux et les engueulades des voisins mais pas un mot. Tout le monde le regarde encore une fois comme un furoncle. Profitant de mon avantage j’ajoute sadiquement « C’est celui dont je vous ai parlé qui insulte les femmes et qui se prend pour un caïd ! » Ambiance, Momo est debout, Robert furieux a planté son couteau suisse dans la table, la vieille en fauteuil roulant brandit sa canne, Palu entortille sont torchon pour en faire une corde et un client a la main sur le cendrier… Comme je sens que ça va tourner vinaigre je dis « laissez tomber, vous me connaissez j’ai horreur qu’on me coupe la parole et lui aussi. Forcément ça fait des vagues ! » Robert « C’est vrai que t’es une emmerdeuse ! » Denise sort de la cuisine et lui verse son verre de blanc sur la tête. « Ça c’est pour la politesse avec les Dames !  Qu’on se le dise ! » Et elle regarde en coin le mec chauve. Morale de l’histoire … C’est pas demain la veille que tu feras taire le poulailler !

Lulu la nataise

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