20/07/2012

Ne me parle plus des vacances ok !

J’y crois pas ! Ils ont repeint la façade du « Sabre et de l’Amitiés réunis ». Gris clair, très classe moyenne, murs blancs, sablage des vitres sur la rue dans lequel on peut lire nom du café. Je rentre comme une furie et je vais directement à la cuisine dire quelques mots à Denise « T’en est où dans ta tronche ? Tu nous fais un bistrot after-work pour les cadres du quartier ou t’as décidé de nous faire péter les plombs ? » Imperturbable elle jette un œil sur sa sauce, va au bar et tire deux cafés qu’elle ramène dans la cuisine. « J’ai décidé de donner un petit air moderne à la devanture, un point c’est tout ! » Je regarde autour de moi et je constate qu’en effet rien n’a changé sauf la devanture. Elle boit son café en souriant et me jette « y’a pas que moi qu’a fait le ménage ! » «Moi aussi j’avais besoin de moderniser la devanture ! » en référence à mes cheveux courts.

Denise se lève va vers la caisse et me tend un billet sur lequel elle a fait une liste de femmes à responsabilités importantes et leur âge, inutile de dire que toutes ont mon âge où plus et Denise ponctue « Si la présidente du Brésil à 66 ans peut diriger un pays de 200 millions d’habitants toi tu serais trop vieille pour diriger un département d’ une petite commune de 200 milles personnes ? » Je regarde sa liste en me marrant : Merkel 58, MAM 66, Clinton 65 etc… « Je vois que tu commences à t’occuper de ma campagne ! » « Je veux bien qu’on dise du mal de toi et moi-même je ne me prive pas, mais parler de ton âge c’est nul. » Le bon sens de Denise m’étonnera toujours. Robert arrive des courses. Il jette un œil sur la liste qui est sur le comptoir « Tes vacances c’était bien ? » « Oui, enfin si tu veux savoir si je me suis reposée. Il pleuvait tous les jours, c’était le désert autour du gîte dans lequel on avait loué une piaule et… » « Tu vas pas me raconter ta vie quand même, surtout qu’on attend encore la carte postale. T’étais à l’enterrement de Marie France ? » Je fais signe de la tête que oui. « Y’avait du monde ? » Je sais ce qu’il veut entendre « Il n’y avait personne du Conseil administratif alors que le Président du Conseil municipal a pris l’avion pour venir dire quelques mots»

En haussant les épaules il pause ses courses dans la cuisine et je l’entends marmonner «  Ils diront qu’ils étaient en vacance. » Denise plus terre à terre me demande combien j’ai dépensé. Je lui réponds qu’en trois jours à Paris j’ai dépensé la même chose qu’en dix en Vendée. « Et le Valais ? » «  Ne me parle plus des vacances ok ! » Robert ricane dans la cuisine et Palu me fait un coup d’œil genre « laisse tomber».

Lulu la Nantaise en super forme !

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