30/09/2012

La Cour des Comtes

 

Invitée à la présentation des rapports pondus cette année par la cour des comptes, je me suis rendue avec délectation à cet « événement » L’exercice était intéressant à plus d’un titre, notamment  le choix de la Salle de l’Alabama donnait à cet exercice un petit côté solennel qui tranchait curieusement avec la platitude des objets présentés. Le Président a pris la parole et ne l’a plus lâchée pendant 45 mn. Dans la salle, l’air extrêmement concentrés au fond de leurs fauteuils quelques députés aux finances, le président du Conseil municipal, quelques conseillers municipaux et l’équipe de « collaborateurs » - et le mot n’est pas vain -  qui accompagnaient les Magistrats de cette institution.  Longue liste des recommandations non suivies par les vilains responsables de départements, en l’occurrence une Magistrat, (désolée mais ce mot n’existe pas au féminin)  longue liste des réussites foireuses dans des services plus obéissants et totale incompréhension de ma part. Depuis quelques temps déjà je me pose une question toute bête mais à laquelle personne n’a répondu : sur quels éléments la Cour des comptes se base-t-elle pour faire ses analyses et ses recommandations ? J’ai profité de cette séance pour poser la question à qui de droit.

Pour la faire courte, pour la bonne gouvernance la cour se base sur les règles de bonne gouvernance. Chouette j’ai tout compris. Il-y-a-t-il  des ouvrages que l’on puisse consulter pour information ? Euh… certainement. Pour les audits, il existe des manuels et des normes internationales édictés par des professionnels de la profession qui peuvent servir indifféremment pour  les entreprises privées comme pour les collectivités publiques pour autant qu’on les adapte…  Qui adapte ? Les auditeurs. Aucun de ces documents n’a force de loi ? Non ! Les recommandations sont contraignantes ? Non ! Résultat des courses : on se sait pas quels sont les critères d’analyse pour la « bonne gouvernance » quant aux audits ce sont les grandes boites d’audit internationales qui fixent les règles avec le succès qu’on sait depuis 2008 et le tout est adapté au bon vouloir de la Cour et de ses courtisans. Pour moi, ça sent le soufre ! Au fait qui contrôle la bonne gouvernance de la Cour des Comtes ?

Lulu la nantaise

 

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Commentaires

Quand une magistrat(e) engage une personne sans diplôme adéquat à un poste de direction, il n'y a pas besoin de normes "approuvée" pour qu'un enfant de 10 ans se rende compte qu'il y a un problème de mauvaise gouvernance... non ?

Quand à la Police on ne sait pas comment gérer les horaires et que l'on fait à la petite semaine quitte à faire venir des gendarmes pour rien, il n'y a pas besoin de critères d'analyse normés pour se rendre compte que cela ne va pas.

Le bon sens pratique prime sur les règles d'audit internationales ou non.

Écrit par : Philippe C. | 30/09/2012

C'est sûr que pour masquer que le tir à boulet rouge sur la rouge Salernot ne soit pas de nature purement politique de la part de la court des comptes, ca va pas être du gâteau pour eux ... mais manifestement ils ont retenus l'option du "plus c'est gros, plus ça passe".

Écrit par : Djinus | 30/09/2012

Madame,

Ainsi la Cour des comptes serait-elle en train de prendre l'eau, au sens propre comme au sens figuré selon la presse, ou serait-elle à vous lire, un électron libre ?

" Longue liste des recommandations non suivies par les vilains responsables de départements, en l’occurrence une Magistrat, ..."

Le petit peuple pourrait-il connaître le nom de "cette Magistrat" (je relève la majuscule ...), ou est-ce un secret d’État ?
A quoi bon avoir une Cour des comptes si c'est pour en ignorer les recommandations ?

" Au fait qui contrôle la bonne gouvernance de la Cour des Comtes ? "

Ben ... les "nobles" députés du Grand-Conseil j'imagine ?

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 30/09/2012

Chère Lulu (pardonnez-moi la familiarité),

J'aime bien votre jeux de mots avec l'orthgraphe de "comptes". Permettez-moi seulement de noter que ce sont bien les intéressés visés par le rapport qui ont donné des biscuits à ces Magistrats et en matière de biscuit vous devez être championne avec le petit Lu beurré nantais?!
Blague mise à part, je ne peux partager qu'un seul point critique à l'égard de cette Institution, c'est la manque de retenue, ce qui une faute grave pour des personnes qui vérifient des comptes, de certains. Avouez avec moi que la taille du récipient montre qu'on est dans la "cour des grands" la ligue inférieure n'ose que le verre d'eau!
Un dernier point, l'histoire montre, depuis 1917 que vos partisans ont systématiquement commencé par prendre l'argent des riches en promettant de raser gratis et au final les communautaristes ont toujours fini par tondre les pauvre! Cela me conduit à vous proposer une autre orthographe "LA COUR DES CONTES"!
J'espère en tout cas que vous aurez assez d'humour pour publier ce commentaire!

cordialement,
Patrick Dimier

Écrit par : Patrick Dimier | 01/10/2012

Chapeau Madame,

et merci de votre trait d'humour, c'est clairement une marque d'ouverture d'esprit sans laquelle rien n'est possible. Le débat politique est dur voir très dur mais il doit toujours rester à l'intérieur du respect dû à l'autre,

cordialement,
Patrick Dimier

Écrit par : patrick Dimier | 01/10/2012

Cette Cour s'est fixée, dans le passé, sur un député engagé temporairement. LE scoop. Des gros titres. De l'or en barre pour tout ceux qui voudrait réduire l'Etat.

Écrit par : bellocchio | 02/10/2012

Bien écrit mais ridicule Monsieur Dimier.
Savez-vous que les bolcheviques ont au contraire rétabli l'équilibre des finances et supprimé de nombreux passes-droits lors de la victoire de 1917 ?
Quand aux communautarismes vous être bien placé vu votre appartenance politique...

Écrit par : Martin Rhodine | 09/10/2012

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