12/11/2012

Un jour dans un écrin

 

Dimanche neuf heures du matin dans une petite rue de Montpellier un papa  explique à sa fille ce qu’est un sens interdit. Je souris et demande « lui enseignez- vous la liberté ? » Il répond en souriant que c’est une métaphore pour  lui expliquer le « Contrat social » de Rousseau.  Tout à coup je suis en France et le café croissant a un goût de Lumières.

Midi sur une petite plage populaire une terrasse de bistrot au soleil. L’accent du Sud, des chiens en liberté, des jeunes gens qu jouent au volley, les serveurs  fredonnent, un patron nous salue. Je savoure ce dernier moment de chaleur avant de reprendre ma route vers les brumes. Devant moi  La Méditerrané, Ma Méditerrané joue les coquettes et m’ouvre son horizon comme une fille de joie ouvre ses bras et murmure goguenarde « Je t’attends ! ». J’ai dû forcer sur le kir.

Magie des voyages,  pour quelques instants au son d’un motet de Charpentier le soleil couchant flamboie l’automne de la Drôme. L’explosion de couleurs contraste avec ce chant sacré doux et rond. C’est une débauche,  de l’or en cascades ruisselle des arbres, un morceau d’arc en ciel se moque des quelques nuages qui prétendent lui faire de l’ombre, des villages entiers sortent de l’anonymat des collines et offrent leurs pierres à cette ultime lumière du jour. L’absolue perfection d’un moment rare durant lequel Dieu fait un clin d’œil aux mécréants et leur offre l’immense richesse de ce qu’il prétend être sa création, la beauté. Je continue ma route vers les brumes.

Ce matin… Je me réveille dans la brume et ne reste au creux de l'âme que le souvenir vague d'un bijou à jamais disparu.

Lulu la nantaise

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Commentaires

Salinkagrad: lorsqu'elle sort d'un film de Jacques Demy , son autre moitié y va de ses anathèmes contre les traitres qui ne méritent que le goulag de Bâle, pour ne pas avoir soutenu la diva des devants forcément progressistes: femmes emblématiques dont malgré mes efforts , je n'ai trouvé aucune trace tangible qui me permette de croire que la Stalinka malgré ses suppliques au peuple de gauche n'a pour point de ralliement avec celui-ci que l'apéro au comptoir , devant la lucarne donnant sur un Léman bleu , dans lequel un petit marin au doux nom de Décaillet lui tresse une petite couronne de brave fille bonne à lui servir.

Écrit par : briand | 12/11/2012

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