09/02/2013

Arrêtez la musique !

 

Pas de fumée dans les bistrots, pas chauffage dehors, pas de terrasses avant le printemps, pas de lumière après minuit dans les vitrines, une lumière carcérale la nuit dans les rues basses et maintenant fermeture des cafés à minuit. A quand l’interdiction de la musique et des vêtements trop colorés… Je pose la question à cent balles qu’avons-nous fait pour mériter ces punitions ? Comment des villes comme Turin, Barcelone, Berlin ou Trifouilli-les-oies font elles pour maitriser les mêmes nuisances et rester des villes où il fait bon vivre ? Grâce à « nos » édiles, après la danse St Guy autour du manque lieux pour les jeunes, on se retrouve à vivre dans un hôpital gériatrique. Durant le XIXè siècle les villes étaient assourdissantes car elles concentraient tous les corps de métiers et étaient habitées par les ouvriers et travailleurs qui exerçaient ces métiers. La grande bourgeoisie a donc décidé de se replier dans les campagnes afin de profiter de l’air pur et du silence (sic !)

Toute la politique urbaine de ces cinquante dernières années à consister à réhabiliter les centres ville, les transformant en Musées grandeur nature. Pour cela on a relégué à l’entour les métiers les plus bruyants. Ici ça s’appelle les communes ailleurs les banlieues mais la mécanique reste la même : rendre les centres historiques aussi propres et silencieux qu’une carte postale et éloigner tant que faire se peut le bruit de la vie et des productions qui lui sont nécessaires. Aujourd’hui par les décisions qui se prennent à Genève c’est la vie elle-même que l’on aimerait extirper de ces lieux historiques afin qu’ils ne restent plus que leurs riches habitants et le silence de leurs domestiques. Plus que les loyers faramineux c’est l’ennui qui suinte de Genève qui fera fuir celles et ceux qui comme moi sont des rats urbains qui savent que la vie c’est bruyant.

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Commentaires

que l'article fait plaisir à lire on se sent moins seul.En effet Genève n'est pas un cas unique.On cherche à domestiquer le citoyen peut-être dans le but de le préparer au noviciat qui sait!

Écrit par : lovsmeralda | 09/02/2013

Je m'en fiche complètement. En été, quand on doit dormir fenêtres ouvertes, les rentrées tardives des avinés et poudrés divers me réveillent pratiquement deux à trois fois par nuit. Ce n'est pas l'heure de fermeture des bistrot qui est en cause, c'est l'absence totale de respect des autres qui fait que la vie devient difficile en société à notre époque. Certains ne peuvent pas se payer le bistrot, alors ils boivent dans les parcs et là, pas d'heure de fermeture légale.

C'est un faux problème. Le problème n'est pas que les culs-bénis voudraient gâcher la vie des fêtards qui peuvent se payer le bistrot jusqu'aux petites heures du matin. Le problème c'est que si la vie est devenue ENNUYEUSE à Genève c'est que d'une part on manque de lieux alternatifs PAS CHERS, d'autre part que beaucoup de gens n'osent plus sortir à cause d'une incivilité qui devient insécurité dans les gros titres des journaux.

Je me tamponne le coquillard que des fêtards aisés ne puissent plus faire la fiesta après minuit dans les bistrots. Qu'ils la fassent en s'invitant les uns chez les autres après minuit.

Ce n'est pas un problème de fermer des bistrots à minuit. Il y a tellement plus grave et important à régler. Salika, il y a des combats plus nobles que la défense des fêtards et des licences 4 : logement, coût des transports publics, pollution etc, etc.

Et basta !

Écrit par : DocMartine | 12/02/2013

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