28/09/2013

"La meilleur charité est la justice pour tous" (proverbe anglais)

 

L’égalité homme/femme est devenue une expression vide sens. A trop les répéter ces mots sentent la naphtaline et ne sont, au mieux, qu’un automatisme de campagne électorale et au pire totalement absents des débats politiques. Comme dans la chanson de Mac Orlan j’ai l’impression de faire la manche au coin d’une rue « Faites un beau geste, soyez pas trop ras, faites un beau geste, Dieu vous le rendra ». Après avoir parcouru les divers programmes politiques je suis navrée de l’indigence du discours « féministe ». Des généralités bien pensantes qui n’ont d’autre utilité que donner bonne conscience à ceux qui les ont écrits. Tout le monde sait que parmi les plus pauvres les femmes sont en première place, mères célibataires, retraitées sans pension, travail à temps partiel, très bas salaires sont leur lot quotidien. Mais à gauche comme à droite ces réalités ne sont que des concepts que l’on ne manipule qu’avec prudence de peur d’être éclaboussé par la misère. Car il faut bien appeler un chat un chat ! Il s’agit de misère ou « extrême pauvreté » son synonyme technocratique.

Les chiffres officiels sont pourtant clairs, un suisse sur dix est pauvre et septante-cinq pour cent sont des femmes. S’il est des mesures à prendre elles doivent aller  dans le sens d’une amélioration des conditions de vie des femmes pauvres ou en « politiquement correcte », de condition modeste.  La garde des enfants, l’aide à la scolarisation, aux transports, au logement, à l’accès à l’emploi etc... ne seraient pas un luxe mais une politique cohérente et responsable.  Comme pour tout le monde me direz-vous ! C’est juste, mais pour une fois je suis d’accord pour que certaines soient plus égales que d’autres.    

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14/09/2013

Le roi du pipeau ou "On te l'avait bien dit !"

On leur avait promis le choc des titans et ils se sont retrouvés dans une bagarre de quartier. A ma droite, on attendait un poids lourd et ce n’était qu’un poids plume de la pensée. Des insultes en guise d’arguments, des généralités d’un autre temps, une ignorance crasse et l’insolence qui l’accompagne, un tocard de la plus belle eau et c’est un euphémisme. A ma gauche une candidate de la gauche radicale au Conseil d’Etat  connue pour sa verve des faubourgs et ses goûts de luxe pour les chaussures. Enfin comme arbitre le politologue le plus célèbre et perspicace de notre république spécialiste notamment de l’éthique et la morale. Le menu du débat avait de quoi  en allécher plus d’un. « La morale » débattue par un homme de l’extrême droite, un intello new-yorkais, votre servante et un  journaliste dont les compétences ne sont plus à prouver faisant office de juge aurait pu être un match intéressant. Il n’aura duré qu’un seul round faute de combattants.

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