31/08/2014

Gueule de bois carabinée mais locale !

 

Depuis une semaine je suis abreuvée de nouvelles qui n’en sont pas ! Parce qu’un clown fait une pirouette imprévue durant son dernier tour de piste Monsieur Loyal le renvoie dans sa roulotte rejoindre son copain le jongleur maladroit et la trapéziste moularde. Il remplace ces artistes de deuxième zone par d’autres inconnus comme  un prestidigitateur un peu raide, et deux poupettes qui faisaient de la figu. Du matin au soir on entend parler de ce casting à deux balles pendant que le reste du monde continue sur le thème « s’il n’en reste plus qu’un… » A la TSRbisounours le chef des vendeurs nous fait l’article pour des produits aussi enthousiasmants que les chemins de campagne, la trottinette sur le lac ou un livre sur le grand artiste Alfred Durut qui a collectionné des tournevis sa vie durant. J’en suis à un point tel que les nouvelles pipoles me paraissent plus politiques que l’édito du Monde.

Lulu

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21/08/2014

Le syndrome Brigitte Bardot

 

Ils sont propres sur eux, polis, bien élevés, ils sont à l’Uni ou travaillent dans l’humanitaire, le sociale, les arts ou au chômage. Ils ont entre 20 et 40 ans, sont plein de bonne volonté et défendent tous une cause importante sinon centrale pour la politique telle que le droit des escargots, les papas, les mamans, les bébés phoques ou pas, les perruches. Ils soutiennent des initiatives aussi impératives et contraignantes qu’une pétition signée par 227 538 personnes appelant à la Paix dans le monde etc…. Ils sont gentils tout plein, des étoiles pleins les yeux ils découvrent les rêves de toute l’humanité. Justice, égalité, liberté, doits, etc. On les rencontre dans les associations, les manifettes (petite manifestation humanitaire) et sur Facebook. Sympas mais mémères ! S’attaquant aux symptômes jamais à la maladie, Ils sont atteints du syndrome Brigitte Bardot.

Cette pathologie se manifeste chez les personnes n’ayant pas de conviction politique précise,  peu ou non syndiquées, sensibles à la cruauté du monde mais sans critiques précises, pleins de compassion ils parlent de « valeurs ». Ce sont des stéréotypes d’adaptation qui  pensent par eux-mêmes… Chaque parti a les siens, permanents ou bons militants un peu à la ramasse ils suivent sans trop bien comprendre les enjeux politiques d’une société injuste et brutale. Parfois ils sont élus on les entend alors défendre leur fixette avec la véhémence de curés de campagne. Ignorants des rapports de classes et leurs violence  ils en ont marre des affrontements « idéologiques » et imaginent qu’une bonne  manif à vélo résoudra bien des problèmes. Typiquement urbains quand ils parlent du peuple c’est depuis le centre-ville qu’ils s’expriment.

Allo, c'est grave docteur ?  

Lulu

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08/08/2014

Qui a éteint la lumière ?

 

Depuis des mois je suis gravement atteinte du syndrome de la feuille blanche. Comme si tout à coup la lumière s’était éteinte. Je lis comme une forcenée, j’écoute avec attention, je regarde partout même et surtout  derrière moi, je discute chiffon et vernis ongle, bref je suis presque normale. Mais, je dois me rendre à l’évidence rien ne m’intéresse vraiment sauf peut-être la période mérovingienne, le trou noir de l’Histoire. Regarder les autres courir autour de soi est assez confortable, je l’avoue sans honte. L’été est une cata… bof ! Sarkozy et Pagani  n’ont pas encore dit s’ils étaient candidats…bof ! La désinformation portée par des journalistes fellationnistes bof !  Attention, je ne suis pas dépressive. Je bois des coups avec potes, je continue à médire copieusement, le shopping est toujours mon acte politique favori, mais je commence à avoir des doutes…

C’est sans doute l’âge de raison mais je me demande sérieusement si  caissière de supermarché c’’était pas plus cool  que politicienne ? J’aurai travaillé pour un vrai salaire au lieu de me crever la paillasse pour un revenu qu’une  femme de ménage refuserait, je verrai du monde du beau et du moins beau mais en vrai, je rêverai que mes gosses fasse un apprentissage et que mon mari ne soit pas au chômage tous les 4 ans, j’aurai des vacances payées et je rentrerai chez moi fatiguée, fourbue pour me planter devant une télé réalité naze après avoir fait la bouffe et la vaisselle. Enfin j’irai me coucher en ne pensant à rien ou peut-être aux deux trois versements que j’ai  de retard… Aau matin rien n’aurait changé mais je ne ressentirai pas cette frustration qui me vrille la tête et me dit « t’as fait quoi durant toutes ces années de luttes ? »

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