07/03/2015

Non ! Le salaire des travailleurs ne peut pas servir de variable d’ajustement !

 

Depuis quelques temps tous les économistes à la petite semaine nous expliquent les conséquences du franc fort mais toujours du point de vue des « entreprises ». Entreprises ça veut dire  patrons. Quand tout va bien ils se paient sur la bête et les travailleurs sont réduits à demander des augmentations de 0,003 % qu’on négocie pendant des mois. Aujourd’hui que les bénéfices faramineux promettent d’être moins indécents on demande aux travailleurs, ceux qui produisent les richesses,  d’accepter des baisses de salaires ou de travailler plus gratuitement avec au bout de ces propositions le chantage au chômage. Conséquence de cette politique : le développement de la précarité. Encore un mot de technocrate, précarité ça veut dire pauvreté. C’est moins sexy dans un rapport mais ça l’est encore moins dans la vie de ceux qui sont touchés par ce fléau d’un autre temps.

Le processus de création d’emplois précaires dont on nous rabat les oreilles présente  trop peu de garantie pour obtenir ou conserver un niveau de vie « acceptable » et c’est l’une des causes de l’apparition de travailleurs pauvres. Aujourd'hui l'injustice est criante. Il y a une conscience vive dans la population qu'il y a une barrière dans notre société entre ceux qui peuvent entrer dans la vie sociale, fonder une famille, avoir un appartement, une voiture... Et ceux qui en resteront exclus. Le travail doit désormais être flexible. Mais la vie ne peut l'être et au supermarché les prix sont les mêmes pour tous même si mon franc n’a pas la même valeur que celui du « milliardaire invisible qui risquerait de quitter Genève s’il payait des impôts justes. »

Comment justifier qu’en Suisse, 3ème pays le plus riche du monde, 7,5 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté ? Cette réflexion mériterait d’être menée bien avant que de défendre les intérêts versés aux actionnaires de tous poils, rentiers inutiles et destructeurs des valeurs démocratiques.    

 

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Commentaires

Vous vous enfermez trop dans cette vision qui, si elle n'est pas fausse, est vue avec un grossissement trop faible. Tournez le barillet de votre microscope pour agrandir un peu le champ : vous y verrez des cas qui corroborent vos hypothèses et d'autres qui la contredisent. Les actionnaires ne sont pas tous des inutiles, ils ont parfois amené les capitaux nécessaires au montage de l'entreprise; et derrière
"il y a une barrière dans notre société entre ceux qui peuvent entrer dans la vie sociale, fonder une famille, avoir un appartement, une voiture... Et ceux qui en resteront exclus."
Il y a un choix de société. Le droit au travail n'existe pas chez nous. Il faut le vouloir et faire ce qu'il faut pour en trouver. Etc, etc. Vous connaissez la chanson, mais elle est toujours là et sauf arguments valables, elle restera pertinente encore longtemps. Plus d'assistance ne fera que créer plus d'assistés, c'est tout et ce n'est pas ce que l'on veut.

Écrit par : Géo | 07/03/2015

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