20/10/2015

Diversité, mixité, multiculturalisme, exclusion/intégration,

Tous ces mots disent la différence. Ils sont bien compris de ceux qu’ils désignent par cette nouvelle version de la discrimination. Ces mots pointent l’autre et au prétexte d’humanisme parlent de respect « des » cultures, comme si l’enjeu n’était pas exclusivement social. Ce langage officiel, bien-pensant, juste et reconnu par l’académie prétend comprendre et effacer la nécessité d’avoir ou de se créer une identité dans une société autoritaire, indifférente au mieux, répressive souvent. Exit les rêves communs à toute l’humanité. Ce prétendu respect des habitudes périphériques, fruits d'environnements sociaux donnés, se substitue au droit et enferme chacun dans une communauté exclusive.

La diversité a toujours existé, la mixité sociale aussi mais sans mélange de classe, le multiculturalisme est un concept qui justifie « l’identification de l’Autre »,  quant à l’exclusion /intégration ce n’est que le véhicule de la pensée dominante qui se prétend démocratique.

Il n’y a pas « d’Autre ».  L’espèce humaine est UNE.  Même si les outils qui permettent la survie de cette humanité sont différents ici ou là,  tous n’ont pour unique objet que de remédier à cette incroyable faiblesse des hommes dans un monde où une nature dangereusement puissante leur est malgré tout  nécessaire.

Comment donc définir la « différence » ? La langue serait un des éléments d’identification porteur de valeurs « exotiques », dans ce cas que dire des périphéries urbaines qui tendent à créer un langage qui leur est propre et que les sociologues patentés identifient comme une révolte contre l’ordre établi et dominant ? Qu’en est-il du respect culturel et socio-économique de cette population qui vit juste à la station terminus de nos transports « publics »,  ceux qui à nos yeux n’ont que la relégation spatiale comme identité et leur pouvoir d’achat comme différence réelle ?

Salika Wenger

 

 

 

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